Jeudi (>>Demain) à mon GBU c’est la soirée de Noël. Au programme à partir de 19h, repas, sketch, ambiance sympa et petite méditation apportée par moi. C’est ouvert à tout le monde. Comme j’ai invité personne, je vous laisse quand même le brouillon de ma méditation ici… ça fait super bizarre de poster ça…
J’ai pas l’habitude de parler de ces choses là ouvertement. D’ailleurs y en a sûrement qui ne vont pas s’y retrouver. tant pis!
La face cachée de Noël
A Noël on est heureux
Les fêtes de Noël, c’est une période où on a envie d’être heureux.
Les fêtes de Noël, c’est une période où on nous dit d’être heureux.
Noël fait ressortir notre meilleur visage.
Partout autour de nous les décorations apportent un peu de gaîté, de joie, nous rappellent que c’est une période pas comme les autres. Les chants, les gâteaux, la bûche, le sapin, le père Noël en rouge. Tout ça, ça colore notre hiver blanc, et ça réchauffe nos foyers. Tout ce folklore ça nous rassure, ça nous rend nostalgique. Et c’est vrai qu’on en a besoin.
Il y a cette tradition des cadeaux qui nous rappelle le message de Noël. Faire preuve d’ouverture. Partager avec notre voisin. Montrer son amour à notre famille. Rendre les gens heureux autour de nous.
Mais ces cadeaux, ce n’est pas seulement à offrir aux autres, c’est aussi ce qu’on a envie de recevoir. Ce sont nos désirs qu’on a besoin d’écouter. Et tout autour de nous les pubs nous encouragent à écouter nos envies. On ressent l’appel à la consommation. Consommez… faites vous plaisir… vous êtes ce que vous possédez.
Quand aux chants, ils sont vieux, ils ont des paroles qui n’ont plus grand-chose à voir avec ce qu’on vit aujourd’hui. Le sapin, il est en plastique. La famille, on la verra peut être pas cette année. Le père Noël, il parait même qu’il existe pas.
Est-ce que c’est ça la face cachée de Noël ? Non, c’est la face qu’on préfère ne pas voir, mais qu’on est bien forcé d’admettre. Ce sentiment que c’est une fête commerciale, mais qu’on en a besoin quand même pour se sentir un peu mieux. Alors on joue le jeu.
C’est Noël, tout le monde a l’air heureux… soyons heureux ! On va profiter des vacances pour retrouver des forces, il n’y a pas de raison valable de se plaindre.
Mais combien sont vraiment heureux à l’intérieur, sans se forcer ? Si c’est votre cas, tant mieux !
Et tous les autres ? Est ce que ce n’est qu’une façade, juste comme les décorations clignotantes, et qu’à l’intérieur c’est le vide absolu, des cœurs froids et tristes ?
Combien à Noël portent un masque pour cacher leur tristesse ?
Noël c’est une période où on se force à être heureux. C’est difficile de l’avouer et pourtant c’est vrai. Ca ne peut pas aller bien pour tout le monde en même temps.
Moi-même ces derniers temps, ça va pas trop. Ca dépend des jours, mais j’ai mes problèmes et certains jours ça me semble vraiment insurmontable. Alors cette atmosphère de fête, ces décorations, ces cadeaux, les chants, ça me réchauffe un peu, mais ça ne me rend pas vraiment heureux.
Alors voilà, il y a de nombreuses faces cachées à Noël, ce sont les visages de ceux qui ont peur de se montrer tels qu’ils sont.
Il n’y a pas de honte à être triste. On ne va pas vous juger là-dessus.
Qu’avons-nous à partager
Une chose qui a touché des gens qui sont venus ici, au GBU, c’est l’accueil qu’ils ont reçu quand ça n’allait pas. Ils ne savaient pas où ils en étaient dans leur vie, ou alors ils étaient tristes, ou simplement ils n’attendaient rien de spécial, et ils ont été touché par la gentillesse et l’amour des gens de ce groupe. Par la façon simple dont ils ont été accueillis. Sans faire semblant d’être heureux, juste par un sourire qui avait l’air sincère.
Ils n’avaient pas forcément envie d’en parler, et ils l’ont rarement fait. Mais ils sont repartis avec un peu de chaleur qui leur semblait plus naturelle que celle des décorations.
Est-ce que nous sommes plus heureux que la plupart des gens ? Ce serait difficile à dire. Probablement que non, on a tout autant de problème. Et pourtant, on a quand même une raison d’être heureux. C’est que nous connaissons le vrai sens de Noël.
Nous ce qu’on vous propose ce soir, c’est d’ôter les masques et de vous autoriser à être vous-même. Ici on ne vous jugera pas. On ne cherchera même pas à vous convertir, parce que quel genre de relation on peut créer quand on veut changer les autres mais qu’on n’est pas capable d’écouter ? On est là pour apprendre à se connaître les uns les autres, c’est ça la première chose que nous voulons partager.
On a une autre chose qu’on a envie de partager, c’est le sens que nous mettons dans les traditions de Noël. C’est une face cachée de Noël parce qu’elle semble parfois ridicule, ou qu’on l’a trop entendue et qu’on n’y fait plus attention, mais le fait est que pour nous, c’est la plus belle partie.
Le sens caché de Noël
Ca fait bête à raconter, mais on a envie de se rappeler que Noël, c’est la naissance de Jésus. Que les cadeaux, ça nous rappelle que c’est un anniversaire.
Ca fait pas très sérieux, mais on croit que ça s’est passé comme dans les chansons. Qu’il est né dans une étable, parce qu’il n’y avait plus de place en ville pour loger une famille. Que cette nuit là des anges ont averti les bergers du village qu’un Sauveur était né, et que quelques jours plus tard des rois mages sont venu lui offrir des cadeaux. Que toutes les traditions et décorations, elles s’inspirent de cette histoire à la base.
Maintenant, je suis d’accord, on ne va pas loin avec ce genre de tradition. Qu’est ce que ça nous apporte d’admettre que ça a un côté féerique ? On peut aussi admettre l’existence du Père Noël et de ses lutins, qu’est ce que ça nous apporte ?
Toutes ces traditions, elles n’auraient pas beaucoup d’importance si on pensait que Jésus n’était resté qu’un bébé dans une crèche. Mais nous croyons que plus tard, il s’est distingué des autres hommes. Que par ses actes et ses paroles, il nous a enseigné un comportement plein d’amour. Nous croyons que par sa mort il a racheté nos vies marquées par la douleur.
A Noël, nous avons envie de fêter la naissance d’un homme qui inspire les meilleurs sentiments en nous.
Pas simplement prétendre que tout va bien. Mais il est écrit qu’il nous appelle à venir à lui tel que nous sommes. Alors si ça va et qu’on est heureux, tant mieux. Si ça ne va pas, apportons nos fardeaux.
Pour nous, s’offrir des cadeaux, c’est aussi repenser que l’on donne aux autres comme il nous le demande quand il dit « chaque fois que vous avez fait cela au moindre de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » (Matt 25v40)
C’est pourquoi nous voulons aussi nous rendre aussi accueillants et vous permettre de vous sentir acceptés tels que vous êtes.
Et peut être que pour vous ça va. Dans ce cas là, priez pour ceux qui sont tristes. Intéressez-vous à votre voisin. Nous voulons partager les fardeaux de chacun, il seront plus facile à porter ensemble.
Le fonctionnement du GBU d’habitude c’est de prendre un passage de la Bible, et de l’étudier, d’en discuter pour en comprendre le message. On essaie de le faire de la manière la plus honnête possible, en cherchant le contexte de l’époque, la signification, et en essayant de dégager des applications pour aujourd’hui, pour nos vies. Donc si ça vous intéresse d’en apprendre plus sur la vie de Jésus, vous pouvez revenir toutes les semaines dès la rentrée.
